Après Charlie

Lire l’article de Jean Louis Bourlanges sur TELOS, en préliminaire aux  réflexions que vous ne manquerez pas de mener, à la fois pour ne pas laisser s’effilocher l’esprit Charlie du 11 janvier, et aussi pour regarder en face le plus possible des différents visages de la réalité.

 

Jean Louis Bourlanges

Jean Louis Bourlanges. Photo « L’Obs »

 

 

2 comments for “Après Charlie

  1. Marianne
    28 janvier 2015 at 4:49

    Je me permets, en espérant sa permission, de mettre cette réflexion de mon ami Gilbert en commentaire du bel article de Jean Louis Bourlanges :
    « Cette lettre ouverte d’Abdennour Bidar, prof de philo, est particulièrement incisive. Il pose cette question essentielle au monde musulman “Pourquoi ce monstre ignoble (le terrorisme) a-t-il pris ton visage et pas un autre”? On pourrait lui répondre qu’à d’autres époques , l’Inquisition, la Saint Barthélémy …. ,ce monstre avait le visage d’une autre religion.
    Mais il parle aujourd’hui d’un mal endémique qui s’abrite, partout dans le monde, principalement derrière une religion: l’Islam.
    On pourrait aussi tenter de le rassurer en citant Voltaire “Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion”. Mais Abdennour Bidar nous invite tous, à commencer par les musulmans, à ne plus nous voiler la face, (comme d’autres voilent les femmes pour leur permettre d’échapper à la concupiscence! )
    La gauche , en particulier, s’est trop longtemps réfugiée derrière une analyse marxiste sommaire, expliquant les révoltes et l’impuissance des “damnés de la terre” par l’exploitation économique, le colonialisme, la domination qu’ils ont trop longtemps subis.
    C’est vrai et très insuffisant pour expliquer ce fossé croissant entre nations et à l’intérieur d’une nation comme la France. Il est aussi culturel . Nos enseignants, animateurs de quartiers le savent bien , mais n’osent généralement pas l’afficher pour ne pas risquer d’aggraver les discriminations , de fournir des arguments aux tenants d’une pseudo guerre des civilisations.
    Cette vision fanatique , archaïque , inculte de la spiritualité et de la religion, dénoncée par Abdennour Bidar, et de nombreux auteurs notamment musulmans, ne peut se développer qu’en l’absence de valeurs communes accessibles à tous. Elles ne gomment pas les différences et n’évitent pas les conflits d’intérêts, mais elles sont ce plus grand dénominateur commun qui fait une République.
    Il faut, bien sûr, faire connaître et soutenir ces intellectuels, musulmans et autres , capables de replacer leurs religions dans un cadre laïc, ouvert, tolérant les autres opinions ou croyances.

    Mais ils n’écrivent, ne parlent que pour des publics convaincus d’avance, dans des bouquins ou des émissions, avec des mots inaccessibles à ces laissés pour compte, ces handicapés de la mondialisation.
    C’est parmi eux que se recrutent, djihadistes ou simples délinquants, tentés de sublimer leurs dérives.
    C’est peut être seulement un mauvais moment à passer , comme on a connu les guerres de religion, les totalitarismes nazies et staliniens…. Nos petits enfants s’étonneront peut être de l’ineptie sanglante de cette phase sombre de leur histoire. Mais ça ne se règlera pas tout seul . Les outils actuels de la surveillance, la répression, même les pédagogies habituelles n’y suffiront pas.
    Sommes nous collectivement trop vieux- en ce qui me concerne c’est une évidence – pour inventer un nouveau “vivre ensemble?” »
    Gilbert Veyret

  2. Philippe
    7 février 2015 at 8:00

    « La religion opium du peuple »
    Cette définition marxiste est toujours d’actualité.
    Dans les populations droguées, les degrés d’anihilation de la capacité de raison vont de la fumette à la seringue, et l’appréciation est plus matière de proximité que de principes.
    Le rappel de 1905 est de ce point de vue significatif du camp très confessionnel, fut-il humaniste, de JL Bourlanges.
    Puis-je poser la seule et vraie question?
    Nous vivons dans une société laïque apaisée, et que JL Bourlanges le veuille ou non ne change rien. Cet état fut obtenu par la force, au détriment des églises; respectons-nous notre cadre social, ses Lois et ses Règles, ou les regrettons-nous au nom des religions?
    L’appréciation est fondée sur la proximité: les intégristes de toutes les religions sont-ils plus proches des modérés de ces religions ou des agnostiques?
    Poser la question c’est aussi y répondre.
    La laïcité ne se négocie pas
    Philippe

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