EUROPEENNES : pour qui voter?

 

 

LEurope a du peps

Votez Europe

 

Les « petits partis » = voix perdues !!!!

La multiplicité des listes fait qu’aucun de ces petits partis n’aura de député – il faut atteindre 5% des voix dans une circonscription pour avoir un député. – Les voix pour les petites listes seront donc perdues. Or, plus que jamais, il faut voter utile. C’est-à-dire pour des listes qui auront des députés à Strasbourg, et qui seront susceptibles de faire avancer les choses et faire entendre la voix de la France.

Voici quelques réflexions pour éclairer votre décision :

1. Il est essentiel d’envoyer à Strasbourg des parlementaires qui connaissent parfaitement les arcanes du Parlement et de l’Europe. Contrairement à ce qu’on croit en France, les députés européens travaillent beaucoup et sur des sujets complexes. Il est donc essentiel qu’ils connaissent bien les dossiers, les mécanismes de décision, et qu’ils soient écoutés et respectés par leurs collègues. Les députés sortants disent que ce n’est que lors d’un 2e mandat que l’on est réellement efficace. Je veux bien les croire. Du moins ceux qui travaillent réellement et ne font pas de la figuration. Voir en ce sens le classement des eurodéputés sortants établi par Challenges.

2. Ces voix, perdues pour les petits partis, bénéficieront au FN qui va très vraisemblablement rafler de 15 à 20 sièges. Ce seront autant de sièges perdus pour les partis influents qui veulent faire progresser l’Europe vers plus d’efficacité, de démocratie et de proximité des citoyens. Nous aurons donc moins de députés français dans les commissions, moins de présidents de commission français, et la voix de la France à Bruxelles, déjà très dévaluée, sera encore moins entendue. Il est paradoxal que ces partis qui prétendent « défendre les intérêts de la France » les plombent ainsi de façon grave et irrémédiable.

3. Il importe également de déléguer des hommes et des femmes qui ont l’Europe chevillée au corps. Les eurosceptiques n’ont pas leur place à Strasbourg, et encore moins à Bruxelles. On n’envoie pas dans les institutions des représentants qui n’ont d’autre objectif que de les détruire ou d’en sortir. Les eurosceptiques sont d’emblée exclus des commissions, où se fait le travail. Voter pour des listes FN ou Debout la République, ou Front de gauche, est donc totalement contre-productif : ces partis qui prétendent défendre la France ne font au contraire que l’amoindrir en jetant le discrédit sur ses représentants.

4. Il est nécessaire de voter pour des formations susceptibles de passer des alliances efficaces avec leurs homologues européens. En ce sens, le FN n’est absolument pas crédible : comme le reconnaissait ce matin Louis Alliot, vice-président du FN interrogé sur France-Inter, les relations avec les autres partis europhobes sont difficiles, car chacun a une conception de l’Europe très marquée par ses intérêts nationaux, et donc largement incompatible avec les autres – ce qui, d’ailleurs, invalide sa théorie de « l’Europe des Nations ». – Or rien ne se fait à Strasbourg et Bruxelles si on reste isolé. Déjà, le vote en faveur d’un candidat à la présidence de la Commission va être difficile, car aucune formation n’aura à elle seule la majorité. Même si les Socialistes font alliance avec les Verts, ils n’obtiendront pas la majorité. Il faudra donc que le PPE (conservateurs) vote soit avec les centristes pour Guy Verhofstadt, soit avec les socialistes pour Martin Schultz. Il n’est pas impossible que finalement ce soit sur un candidat nouveau que se fasse l’accord. Ce qui serait ouvrir la porte aux pressions du Conseil Européen des chefs d’Etat de l’Union pour faire élire un personnage de second plan du type Barroso, Ashton ou Van Rompuy.

 Alors finalement, pour qui voter dimanche ? A chacun de se décider selon ses sensibilités, ses références, ses priorités. Mais il importe de voter – et de faire voter – pour des candidats sortants, responsables, compétents, et qui souhaitent faire avancer l’Europe et non la détruire. Des candidats comme Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada, Alain Lamassoure, Pervenche Berès, José Bové ou Corinne Lepage sont d’excellents connaisseurs de l’Europe, à même de faire un très bon travail à Strasbourg et Bruxelles.

En guise de conclusion, je voudrais signaler que la Suisse, qui a un des taux de chômage les plus faibles au monde (moins de 4%) vient de refuser l’institution d’un SMIC à 3200 € par mois ( !),  car « cela aurait ruiné la compétitivité des entreprises et augmenté le chômage », qu’elle a une durée de travail hebdomadaire de 42 h, que les Suisses ont refusé la 6è semaine de congés payés, la retraite à 60 ans. Ajoutons que la Suisse  qui a des impôts sur les sociétés de 10 points inférieurs à ceux de la France, une dette égale à 40% du PIB (100% en France), est le pays qui consacre la part la plus importante de son PIB à l’investissement et à la recherche. On voit ainsi que ce n’est pas l’Europe qui fait la réussite ou l’échec d’une politique économique, mais la façon dont les finances des pays sont gérées. L’Europe est la seule voie qui permettra à la France de se redresser, en l’obligeant à mettre fin, comme elle l’a déjà fait en 83, à la gabegie démagogique irresponsable qui sévit dans notre pays depuis 30 ans.

 Bon vote dimanche.

 Claude BARDOT

cbardot@cegetel.net

 

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