BOULOGNE : dissolution programmée

GPSO Un projet fou circule dans les laboratoires de nos élus de GPSO (Grand Paris Seine Ouest)! Non, ce n’est pas une blague!

Peut-être avez-vous vous-mêmes été sondés par IPSOS pour connaître votre avis sur la réunion en une seule ville des 8 communes composant la communauté de GPSO?

On en parle à s’étriper au Sénat

36 000 communes en France. La fusion des communes est autorisée, voire encouragée. Pensez-donc, que peuvent faire seules des communes de 100 habitants perdues au fond d’une campagne sauvage?

Evidemment, Boulogne Billancourt a pris cette injonction pour elle, au pied de la lettre. Avec seulement 120 000 habitants, on se sent un peu isolés. Il fallait donc fusionner avec les potes communaux de GPSO.

Ca présente plein d’avantages :

  • Ca nous protège d’être le 21è arrondissement de Paris,
  • Ca nous permet d’échapper à la péréquation ( solidarité entre communes)
  • Ca nous permet de construire des logements sociaux sur les communes moins denses (Marne la coquette représente 14% de Boulogne en nombre d’habitants, et plus de 50 % en superficie!!!!)
  • Et surtout, ça fermera définitivement la bouche aux oppositions de toutes les villes qui ne pouvaient rien faire contre nos mauvaises décisions, mais pouvaient quand même en parler.
  • Opacité encore mieux garantie

Les maires des villes de GPSO deviendraient des maires d’arrondissement. Ca nous ferait des arrondissements de 1740 habitants, 17500 ou 120000? Equité garantie.

En plus, il est question d’organiser ce saut dans l’inconnu en cours de mandat…

Le Conseil municipal de 69 élus au maximum, remplacerait le conseil communautaire qui en compte 82 à l’heure actuelle (dont 11 d’opposition diverses droites et gauche). Parmi les plus de 300 élus des conseils municipaux des 8 villes, quels sont les heureux 69 élus qui demeureraient? Les oppositions : à la niche, et parmi la majorité, qui giclerait?

Il y a comme des bogs dans la loi qui dit que, jusqu’aux prochaines élection, 2020, les élus qui restent doivent  être les mieux élus dans l’ordre du tableau. Quel tableau ? Celui de Marne la Coquette (1740 habitants) ou de Boulogne Billancourt?

Alors, à Marne la Coquette … même si la maire est majoritaire dans sa commune (642 voix) , peut-être est-elle moins représentative que Pierre Gaborit (PS)  (5506 voix à Boulogne-Billancourt) dans la nouvelle super-ville GPSO… (Notez que les maires de Ville d’Avray, Chaville sont élus avec bien moins de voix que Pierre Gaborit)

Ou bien, comme le conçoit celui qui imagine cette opération, ne va-t-on pas supprimer les 11 élus des oppositions déjà sous-représentées dans le conseil communautaire parce qu’ils sont en fin de tableau justement? Ca nous ferait donc des habitants de Marne la Coquette qui vaudraient beaucoup plus que les habitants de Boulogne… Où est l’égalité des citoyens?

Quelle serait alors la différence, dans GPSO, entre une démocratie qui élit à 100% le candidat officiel unique et une dictature ?

Comment va-t-on arbitrer ce futur cafouillage ?

Qu’en est-il alors de notre territoire du Grand Paris , de la super commune GPSO (joli nom !) et des côteaux de Seine ?

Voir l’article documenté de l’e-bb.fr

Voir aussi La Gazette des Communes  et Première Haure

Première Heure IDF 20150519

Première Heure IDF 20150519

 

3 comments for “BOULOGNE : dissolution programmée

  1. Claude
    19 mai 2015 at 3:05

    Tout n’est pas noir dans cette histoire.
    Le maire de GPSO-land pourrait ne pas être Baguet……

  2. Eve
    19 mai 2015 at 3:30

    Tout n’est pas noir dans cette histoire. Et si les maires de villes moins importantes que Boulogne-Billancourt faisaient place à Pierre Gaborit dans un calcul qui remettrait chacun à sa juste représentativité par rapport à l’ensemble des électeurs sur ce territoire fusionné ?

  3. Agnès Bauche
    23 mai 2015 at 8:31

    Pour cela, il faudrait qu’on vote. Or, les premières hypothèses, sont pour une fusion en cours de mandat…
    Mais j’ai appris que les élus comprennent peu à peu le guignolesque du projet…

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