Ile Seguin : plus d’une tour !!!

Votation:

A) Quelle est la finalité de ce vote « bidon » car biaisé* dans sa présentation et précipité* dans son organisation? : Voici les réponses comprises au cours de la réunion de publique du 28/11 à la mairie :

1) Ridiculiser les 5 recours déposés par les associations de protection du cadre de vie face à une expression «massive » des Boulonnais, otages fatigués.

2) Donner un signe « fort » aux Suisses (luxembourgeois, singapouriens) de Natural Lecoultre, qui pourraient s’enfuir devant les difficultés et les délais.

B) Le piège : Alors oui, les Boulonnais sont dans la nasse. Soit ils votent, pour « le moins pire », soit ils ne votent pas.

1) S’ils votent : c’est un OUI d’enthousiasme, et quel que soit leur vote, c’est 310000 m²** qui s’appliqueront.

2) Ils ne votent pas : c’est qu’ils s’en fichent.

Et donc, les 100% des Boulonnais sont répartis à 100% entre les enthousiastes et les indifférents. « Monsieur le juge du tribunal administratif, que pèsent 5 recours de quelques associations réunissant quelques centaines personnes, contre cet élan massif en faveur du béton ? »

C) Passer en force en transférant la responsabilité bétonnière aux Boulonnais qui voteront pour ces non-choix. (Car les recours ne seraient pas suspensifs)

D) Brandir un épouvantail financier pour motiver ces non-choix

Nous en serions à 168 millions € de dépenses… Il faut absolument que l’argent rentre. Mais une bonne partie de ces dépenses sont en réalité des investissements dont la ville peut tirer le meilleur. En effet, hors frais d’études de soutien aux activités temporaires et honoraires (à Nouvel entre autre) et temps perdu, ces investissements ont rendu la ville propriétaire des 11 hectares de l’Ile (pour 48 millions €), et ont rattaché cette Ile à Boulogne par le Pont Renault, construit un parking et aménagé les berges. Sur cette base, pour commencer, après avoir annihilé les projets précédents, le maire a décidé de vendre 60 000 m² de droits à construire au Conseil Général pour 1 €. C’est son choix, mais c’est un « manque à gagner ».

Sur cette base, le maire dit que les trois projets sont équilibrés financièrement… C’est lui qui le dit. Rappelons que souvent les projets portés par Jean Nouvel ont une fâcheuse tendance à finir au triple des estimations initiales. (cf. salle de musique de La Villette). Si les prix de construction étaient plus élevés que prévus… Croyez-vous que, dans l’atmosphère économique délétère, les entreprises privées se bousculeraient pour investir dans des bureaux chers, mal desservis, aux frais fonctionnements considérables, (même s’ils sont HQE, car il faudra entretenir les parties communes de cette Ile, la verrière-jardin, les transports de substitution, etc…).

Sur cette base, le maire ajoute des dépenses ou des « manque à gagner ». En effet, personne ne peut savoir à quel prix «subventionné » vont s’engagés les ventes de droits à construire pour les cinémas Pathé ou le cirque Madona Bouglione (npc. avec le Cirque d’hiver) qui nécessite déjà sous toile, une subvention de fonctionnement de 150 000 € annuelle.

Sur cette base, les éléments du choix qui devrait être soumis d’abord au conseil municipal, c’est la programmation de ce que le maire appelle le « caviar » culturel. Pour éviter la discussion, il suffit de déplacer le débat et les enjeux. Figurez-vous, Boulonnais, que vous êtes le fer de lance du Grand Paris culturel, de la Vallée de la Culture etc… Mais, si le territoire de Boulogne est instrumentalisé par « Le Grand Paris », Paris-Métropole, la Région etc… pour être l’équipement culturel majeur qui attirera les foules du monde entier, n’est-ce pas à eux de prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires, et tout d’abord de payer l’emprise foncière de ces équipements au prix du marché ?

Bref, autiste dans son « écoute », rigide dans ses décisions, le maire en appelle aux Boulonnais pour porter à sa place la responsabilité des échecs qui se profilent déjà.

Et voilà pourquoi mon maire ridiculise la démocratie en l’habillant de ce simulacre de vote alibi pour faire entériner ce dont personne ne veut… Jamais vu une telle perversion en politique! (Et pourtant, récemment… on en a vu). Pour faire bonne mesure, cette « votation » n’a aucune existence légale. Il n’y pas de règle du jeu sauf que c’est à qui perd-perd. Y aurait-il un quorum pour valider cette mascarade ? Il y pare aussi : voyez le petit paragraphe près du bulletin de vote par correspondance, qui vous propose, si vous ne souhaitez pas voter, de vous radier du fichier… Ainsi vous diminuerez l’abstention. Cynique !!! Même la Corée du Nord n’y a pas pensé.

*Biaisé dans sa présentation, le site de Sauvons l’Ile Seguin le montre assez http://www.sauvonslileseguin.com/ile-seguin-analyse-des-3-projets-nouvel/. Objectif : les tromper. *Précipité dans son organisation. Objectif : qu’ils n’aient pas le temps de comprendre.

** Mais ce qui bloque tout projet au-dessus de 175 00 m² pour l’instant, ce sont les recours contre le PLU partiel à 310 000 m². Si ces recours sont retoqués par le tribunal administratif, quoi qu’ils votent, les Boulonnais sont bons pour digérer 310 000 m² de béton et des tours car si le PLU n’est pas ramené au niveau de densification des projets 2 et 3, personne ne pourra interdire un permis de construire dans la volumétrie autorisée par ce PLU maximal).

Si, au contraire c’est le PLU 310 000, qui est retoqué, il faut revenir au PLU de 2004 qui ne permet que 175 000 m² et ces trois projets finissent à la poubelle avec les 3.2 millions d’honoraires versés à Jean Nouvel. Si bien que cette consultation ne sert à rien. Ah, mais si, hier, le maire a confirmé que les recours contentieux ne sont pas suspensifs… Il est donc d’ores et déjà décidé à forcer la justice, donc la loi. Quand on passe les bornes, il n’y a plus de limites!

 

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