Les ARBRES malades de la peste.

Alain Baraton, aujourd’hui sur France Inter  (après quelques minutes sur les arbustes coca et kola), a parlé des arbres et de la guerre que certains maires leur ont déclarée…

Malade cet arbre?

Malade cer arbre aux branches fraîches et nettes?

« On ne cesse de couper les arbres en france pour n’importe quoi. l’arbre est le gèneur à tout projet de la petite place publique au passage du tramway… S’ils sont en bonne santé, ne soyez pas surpris qu’un prochain jour, une étude phytosanitaire ne les découvre malades. Quand on veut piquer son chien, on dit qu’il a la rage, et quand on veut couper son arbre on dit qu’il a la rage! »

C’est exactement ce qui se passe, à très grande échelle dans notre ville. Place Solférino, place des écoles, avenue Pierre Grenier, sur les quais de Seine, on dépasse la centaine d’ arbres abattus.

Il y a des villes où on respecte les arbres, les arbres qui poussent de l’écorce vers le centre… Et un arbre creux n’est pas forcément malade…

racines blessées

agression des racines

Imaginez, notre place des écoles dans 800 ans… Si on n’avait pas coupé nos platanes, comme cette petite place villageoise.
Platane millénaire

Platane millénaire

 

3 comments for “Les ARBRES malades de la peste.

  1. jlouis
    4 janvier 2013 at 1:02

    Conscience environnementale

    C’est ce qui décrit l’importance donnée à l’environnement dans toutes les décisions d’une société ou d’une collectivité.

    Les arbres en sont une excellente illustration, qui deviennent les géneurs pour les pelleteuses ou pour les fabuleux projet minéraux qui proposent granit et marbre comme expression de la modernité.

    Les arbres font une ville.
    Il est vrai que le granit ne produit pas de feuilles traitées à la souffleuse (80 db).
    Bref nous vivons une époque formidable, et une offre d’arbres de synthèse plastique serait certainement bien considérée à Boulogne.

    Lorsqu' »on veut couper son arbre on dit qu’il a la rage »!
    Voyez un exemple significatif du respect porté aux arbres:
    ROUTE de la REINE, les Nouveaux Constructeurs érigent des logements, des bureaux et leur siège.
    Bienvenue dans l’économie boulonnaise!
    Tout serait parfait si les arbres n’avaient pas géné l’entassement des cabanes de chantiers; alors les arbres furent coupés, et l’un d’eux enfermé dans les algécos et condamné à mort.
    Pour dissimuler cette agression, ils ont monté une barricade qui dissimule les traces du drame.
    Les photos de Google ou de l’IGN sont là pour nous rappeler leur présence passée, et les cabanes algécos sont comme les monuments aux arbres morts de notre société boulonnaise.

    Pour couper et saccager ainsi les arbres, ils ont du demander une autorisation à la Mairie, qui a accepté.
    A Boulogne on ne peut rien refuser à un promoteur!

    Juste pour apprécier la bêtise et l’indifférence de notre ville:
    A Paris les constructeurs respectent les arbres car ils ne peuvent ni les couper ni les abimer.

    Boulogne, ville environnementale?

  2. Berthier
    21 janvier 2013 at 3:07

    Je viens de lire l’article « Les arbres malades de la peste » et suis entièrement d’accord avec le commentaire qu’il a suscité !

    Malheureusement, lors des soit disant réunions de concertation pour l’aménagement des places, avenues ou autres lieux publics, le sort des arbres est scellé en amont : voir la place Solférino.

    Je m’inquiète donc pour un arbre magnifique situé près de la Piscine Marcel Sembat. Seul problème pour lui : c’est un marronnier dont on connait le sort qui leur est réservé à Boulogne. Est-il en sursis ou a-t-il échappé à la vigilance de la municipalité ?(sic). Actuellement, lui aussi est entouré de palissades.

    Quant au Parc des Glacières, est-il bien nécessaire de lui faire subir une « rénovation importante » (cf. BBI n°412), quand un entretien de l’existant aurait pu minimiser les frais ? Ayant renoncé aux tennis, GPSO tient tout de même à y apporter sa signature.

    Face à cette hécatombe concernant le patrimoine arboré, je citerai François Letourneux Pésident du Comité Français de l’UICN (Union pour la conservation de la nature) : « Il faut de la végétation partout en ville pour compenser le goudron et le béton et se préparer aux conséquences du Changement Climatique ». Quid de la Place Solférino débarrassée de l’ombre de ses marronniers lors des fortes chaleurs ?
    Miss Marple

  3. colin
    20 juin 2013 at 1:25

    Je n’habite pas Boulogne, mais Issy. Je dois d’abord remercier les initiateurs de ce site, parmi lesquelles de nombreuses femmes; c’est rassurant. Ce qui l’est moins, c’est d’assister au massacre d’une source de vie indispensable a notre survie, l’arbre et l’ensemble des végétaux en general. Ce qui se passe à Boulogne actuellement, avenue Pierre-Grenier est un crime contre l’humanité et une ode a la connerie et malfaisance humaine, bien trop souvent masculine.
    La municipalité a frappé, décapité des arbres, pour mieux polluer des trottoirs bitumés aux effluves et agents toxiques. Là aussi, le bitumeur fou a encore frappé… Je parcours chaque jour cette avenue, qui s’apparente plus aux desseins staliniens de l’époque, qu’au renouveau que devrait etre un urbanisme harmonieux renaissant.
    Je me rendrai avec plaisir a votre invitation lors de vos prochaines rencontres et vous apporter des éléments qui ne manqueront pas de vous surprendre, mais surtout de vous inquiéter…

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